Si vous cherchez « immocitiz » aujourd’hui, c’est rarement par curiosité : vous voulez savoir si l’entreprise est bien en liquidation judiciaire, ce que ça change pour votre projet d’investissement locatif, et où vérifier une information fiable. Autant le dire tout de suite : des dates différentes circulent selon les pages, donc la bonne stratégie est de repartir des publications officielles (Infogreffe, BODACC, décisions de tribunal) avant de prendre la moindre décision.
Qu’est-ce qu’on sait vraiment, et comment vérifier sans se tromper ?
On tombe vite sur des formulations du type « placée en liquidation judiciaire en 2026 », avec des mentions « publié le 8 mars 2026 » et « mis à jour mars 2026 ». En parallèle, d’autres contenus citent une liquidation « depuis le 23 janvier 2024 » (tribunal de commerce de Paris), ou encore « 18 décembre 2023 » (Paris) et « 18 octobre 2023 » (tribunal de commerce de Nantes). Pas de panique : ce décalage ne veut pas forcément dire que « personne ne sait », il montre surtout qu’on mélange parfois plusieurs dates (jugement, publication, mises à jour d’articles, éventuel changement de juridiction).
Dans la vraie vie, votre réflexe le plus rentable, c’est de vérifier la procédure au bon endroit et au bon identifiant : par numéro SIREN ou SIRET et à partir des actes publiés. Les contenus tiers peuvent aider à comprendre, mais seule une publication officielle fait foi.
- Infogreffe : pour récupérer un extrait Kbis, voir les procédures collectives et les décisions.
- BODACC : pour l’avis de jugement et le point de départ des délais (notamment la déclaration de créance).
- Tribunaux de commerce cités (Paris, Nantes) : pour comprendre quelle juridiction est compétente selon les actes.
Pourquoi les dates ne concordent pas toujours ?
Les dates citées reviennent en boucle : 18 octobre 2023 (Nantes), 18 décembre 2023 (Paris, liquidation immédiate), 23 janvier 2024 (Paris), et des pages qui parlent de 2026 via leur date de publication ou de mise à jour. Le point clé à retenir : une date d’article n’est pas une date de jugement. Et une date de jugement n’est pas forcément la date de publication au BODACC, qui sert souvent de repère procédural.
Un autre repère chronologique apparaît dans certains contenus : une cessation des paiements qui aurait débuté le 14 septembre (contexte 2023). Là encore, ce n’est utile que si vous le retrouvez confirmé dans des documents officiels associés au bon identifiant d’entreprise.
Mon conseil de journaliste de service : ne vous battez pas avec des captures d’écran ou des « on dit ». Allez chercher l’acte publié (Infogreffe ou BODACC), notez la date, la juridiction, et l’identité du mandataire ou du liquidateur mentionné. C’est là que tout se joue.
Immocitiz, c’était quoi exactement pour un investisseur locatif ?
Immocitiz se positionnait sur l’investissement locatif clé-en-main : recherche du bien, montage du projet, coordination des travaux, ameublement et projection locative, avec une promesse de rendement, de « cash-flow » et de stratégie LMNP (location meublée non professionnelle). L’entreprise est présentée comme fondée en 2012, avec un changement de modèle en 2014, « après une dizaine d’années d’existence ». Des chiffres sont cités : « plus de 2 000 projets », « plus de 390 millions d’euros d’actifs immobiliers », une fourchette « 11-50 employés » et « 2 519 abonnés » sur LinkedIn. Une adresse est également mentionnée : 11 bis rue Scribe 75009 Paris.
Sur le terrain, le retour qui ressort dans les éléments disponibles est assez typique d’un modèle clé-en-main : dossiers et conseil jugés solides (dont fiscalité LMNP au réel), puis plus de tensions au moment où l’exécution démarre, notamment en phase travaux (délais, qualité, communication). Ce n’est pas qu’une question de « bonnes intentions » : la phase travaux est la plus risquée, parce qu’elle dépend d’intervenants, d’aléas de chantier, et de flux financiers à sécuriser.
Combien ça coûtait, et pourquoi ça compte pour comparer une alternative ?
Les tarifs cités donnent un repère clair : 7,7 % de commission sur le global du projet (prix d’achat + travaux + frais de notaire), avec un minimum de 7 000 euros. Un exemple revient : sur un projet à 150 000 euros « tout compris », cela représenterait 11 550 euros de commission. Un rendement moyen annoncé apparaît aussi : 5,5 % net.
Deux points pratiques pour vous, investisseur intermédiaire. D’abord, cette commission sur le « global » change la comparaison : certains acteurs facturent plutôt une partie fixe, d’autres un pourcentage, d’autres un mix. Ensuite, une mention existe sur des rétro-commissions indiquées « oui (variable) ». Ce détail change tout, parce que ça touche à l’alignement d’intérêt et à la transparence sur qui est payé, par qui, et à quel moment.
Quand les dates se contredisent et que les avis s’enflamment, je reviens toujours à la même règle: un projet se sécurise avec des actes, des pièces et des preuves de paiement, pas avec une page « mise à jour ».
Liquidation judiciaire : qu’est-ce que ça change concrètement pour votre projet ?
Une procédure collective bouleverse vite l’opérationnel. Les effets cités sont directs : arrêt immédiat des chantiers et possible rupture de contrats dans le cadre de la procédure. Et côté argent, il faut intégrer la réalité de la hiérarchie des créanciers : la récupération peut être limitée selon votre situation et la nature de votre créance.

Le vrai sujet, c’est de vous situer sur une chronologie simple, parce que vos actions ne seront pas les mêmes si vous êtes au tout début ou si vos travaux sont à l’arrêt.
- Avant acquisition : mandat de recherche, honoraires, éventuels acomptes.
- Après signature : coordination avec le notaire, déblocages de fonds, calendrier.
- Travaux : sous-traitance, contrats, paiements, réception, réserves.
- Mise en location : bail, gestion, ameublement, fiscalité LMNP.
Une anecdote terrain, très simple, pour illustrer : j’ai déjà vu des investisseurs passer des semaines à « relancer » le mauvais interlocuteur, alors que le point de bascule était ailleurs, côté procédure et pièces. Résultat : du temps perdu, et parfois des courriers envoyés trop tard. Ici, votre priorité n’est pas de convaincre quelqu’un de vous répondre, mais de figer votre dossier et de respecter les formalités au bon endroit.
Client Immocitiz : la marche à suivre, pas à pas (sans vous noyer dans la technique)
Avant de vous lancer dans des mails tous azimuts, le point de départ parfait est procédural : identifier l’avis BODACC pertinent et la date qui déclenche les délais. Un délai est cité : deux mois après la publication au BODACC pour déclarer votre créance. Une occurrence précise circule aussi : déclaration de créances « avant le 19 décembre 2023 » auprès d’un mandataire nommé, avec une adresse à Nantes. Prenez-le comme un indice à revérifier dans l’acte officiel correspondant, car ce qui compte est la publication attachée à la bonne entité juridique et au bon dossier.
Ensuite, avancez avec méthode, dans cet ordre :
- Récupérez et archivez tous les documents : contrats, CGV, devis, factures, preuves de virement, échanges email, échéanciers, PV, photos.
- Identifiez la bonne société cocontractante figurant sur vos documents (plusieurs dénominations sont citées, et ce point influence la procédure).
- Qualifiez votre créance : acompte, trop-perçu, travaux non réalisés, et le reste selon conseil juridique si besoin.
- Déclarez la créance dans les formes, expédiée avec AR, et conservez les preuves.
- Si l’enjeu est élevé ou si le dossier est complexe, faites-vous accompagner par un avocat.
Travaux en cours ou à l’arrêt : les gestes qui sécurisent tout de suite
Si votre bien est au milieu d’un chantier, c’est souvent là que les choses se compliquent. Vous avez besoin de deux choses : constater l’existant et reprendre le contrôle de l’accès, sans aggraver votre situation.

Les actions citées sont très concrètes : faire constater l’état du chantier via un constat d’huissier (un « bilan de chantier »), prendre des photos datées et faire un inventaire. Et, si nécessaire, organiser la récupération des clés via le liquidateur. En parallèle, le bon réflexe est de stopper les paiements non sécurisés et de vérifier précisément ce qui a été payé, ce qui a été livré, et ce qui reste à faire.
Une fois l’état figé, vous pouvez préparer une reprise propre : appel d’offres, maître d’œuvre ou entreprises, devis comparatifs, calendrier, pénalités de retard, modalités de paiement plus sécurisées. Gardez en tête une donnée citée qui peut peser sur votre budget : une hausse des matériaux pouvant atteindre 20 % dans certains secteurs, ce qui peut se répercuter sur les devis de reprise.
Travaux et filiale : quels recours et quelles assurances regarder ?
Un nom revient côté exécution : Creacitiz, présenté comme une filiale travaux, avec un signal réputationnel cité d’environ 40 % d’avis négatifs sur Google Review. Le schéma mentionné est récurrent : forte satisfaction au stade conseil, puis dégradation au stade réalisation (retards, qualité, communication). L’objectif ici n’est pas de refaire le match, mais de retrouver vos leviers activables.
Concrètement, vous devez d’abord identifier les contrats signés et qui fait quoi : entreprise générale, sous-traitants, maîtrise d’œuvre, fournisseurs. Ensuite, regardez les garanties citées : décennale (pour des désordres de nature décennale), responsabilité civile professionnelle, garanties contractuelles, et dommages-ouvrage si elle a été souscrite (avec son intérêt de préfinancement et les pièces à fournir). La réception des travaux, les réserves, et leur impact sur les recours font aussi partie des points à vérifier.
Alternatives et comparaison : comment raisonner sans repartir à l’aveugle ?
Si vous cherchez une alternative « clé-en-main », l’idée n’est pas de courir après une promesse de rendement. Le but est de comparer des modèles avec un cadre stable : transparence des frais, pilotage des travaux, garanties, couverture géographique, avis vérifiables, rendement visé et hypothèses.
Voici un tableau de repères, avec les chiffres tels qu’ils sont cités, à recouper avant décision (les avis, en particulier, doivent toujours être revalidés) :
| Acteur cité | Tarif / commission citée | Avis / note citée | Présence citée |
|---|---|---|---|
| Immocitiz | 7,7 % global, minimum 7 000 euros, exemple 11 550 euros sur 150 000 euros, rendement annoncé 5,5 % net | Non précisé ici | 6 villes citées: Paris, Le Havre, Lille, Valenciennes, Nantes, Bordeaux |
| Catanéo Immobilier | 7 000 euros ou 7 % | 4,62 ou 4,9/5 (88 avis) | Non précisé ici |
| Ouiker | 6 900 euros ou 7-8 % | 4,42 ou 4,9/5 (194 avis) | Non précisé ici |
| CashFlowPositif | 9 997 euros ou 11 %, avec une occurrence à 9 000 euros | 4,00 ou 4,9/5 (219 avis) | Non précisé ici |
| 110% Chasse | 5 717 euros ou 7 % | 4,37 | « 70 % du territoire français » |
| Beanstock | 11 646 euros ou 5 % | 4,8/5 (1 125 avis) | Paris, Marseille, Lille + 5 villes |
| Investissement Locatif .com | 9 752 euros ou 6 % | 4,7/5 (650 avis) | Paris, Bordeaux, Lyon + 35 villes |
| Investir dans l’Ancien | 5 375 euros ou 7 % | 4,9/5 (202 avis) | Non précisé ici |
Il y a de quoi s’y perdre, donc gardez trois filtres simples, surtout en période de taux de crédit plus élevés et de chantier plus risqué : l’alignement d’intérêt (rétro-commissions et partenaires), l’exécution (maîtrise d’œuvre internalisée ou sous-traitance, réception et assurances), et une projection financière réaliste avec la contrainte HCSF à 35 % de taux d’endettement. Le bon arbitrage dépend surtout de votre tolérance au risque travaux et de votre capacité à piloter ou à faire piloter proprement.
Les repères à garder sous la main pendant tout le dossier
Si vous devez suivre le statut et sécuriser vos démarches, revenez à des sources stables : Infogreffe, BODACC, et les tribunaux de commerce cités selon l’acte. Pour le reste, adoptez une lecture prudente : certains contenus affichent des signaux de faible fiabilité (par exemple « temps de lecture : 2 minutes » ou « note moyenne 0/5, votes 0 »), ce qui doit vous pousser à recouper, pas à paniquer.
Dernier conseil très concret : centralisez un dossier unique avec vos preuves de paiement, contrats, échanges et photos ou constats. Le but n’est pas de produire des dizaines de messages, mais de pouvoir démontrer rapidement qui est engagé, sur quoi, et pour quel montant, au bon interlocuteur, dans les bons délais.
